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Journal Ouest-France du jeudi 29 mai 2003
Edition : Loire Atlantique - Rubriques : Justice
Après un accident, des familles cherchent un coupable
Un enfant brûlé : Mindin condamné
Le centre spécialisé de Mindin, à Saint-Brévin, est condamné à
verser 11 000 € à une famille dont le fils a été
brûlé dans son bain. Le tribunal pointe du doigt d'importants
disfonctionnements.
Drame ne rime pas avec faute. Pas toujours. Mais, quand le 21 décembre
1997, Sébastien est ébouillanté dans son bain de la résidence
Les Castors du centre spécialisé Mindin de Saint-Brévin, ses parents
soupçonnent un problème.
Ce matin-là, quatre agents hospitaliers, dont un seul infirmier,
sont de service pour s'occuper de 23 adultes lourdement handicapés.
« Et cela dans des locaux vétustes dotés d'équipement souvent
inadaptés », remarque le tribunal administratif de Nantes.
Alors, quand l'agent qui s'occupait de Sébastien s'est aperçu
qu'un autre pensionnaire commençait une crise d'épilepsie, il
l'a laissé seul dans son bain, avec un robinet d'eau chaude mal
fermé. Sébastien, sourd, muet et aveugle a été brûlé aux jambes,
aux pieds et aux mains. Il a été hospitalisé au service des brûlés
au CHU de Nantes.
Dans ces circonstances, la culpabilité du centre de Mindin ne
fait pas de doute pour le tribunal qui insiste : « La
présence d'un personnel suffisant aurait permis d'éviter »
cet accident. L'établissement est condamné à verser aux parents
de Sébastien, qui est depuis décédé, 11 000Euros.
Marylise COURAUD.
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