Mise en ligne en Mars 2007
 
 
Document
diffusé
sous licence
"GNU / FDL"
attribution,
pas d'usage
commercial,
pas de
modification
Copyleft 2007
 
Le procès Mindin - Alternantes
La situation se dégrade dans les établissements médico-sociaux
Journal Ouest-France du mercredi 27 février 2002

Journal Ouest-France du mercredi 27 février 2002
Edition : Nantes vignobles - Rubriques : Saint-Brévin-les-Pins

La situation se dégrade dans les établissements médico-sociaux

Les familles des résidents d'établissements médico-sociaux de Mindin sont inquiètes pour l'avenir de leurs proches. Très mobilisées, elles en appellent aux autorités de tutelle pour donner à ces structures tous les moyens pour une prise en charge dans le respect et la dignité.

L'Association des familles des résidents des établissements médico-sociaux de Mindin (Afrem) dénonce la dégradation de la situation dans les établissements de Mindin et tient à souligner ses positions sur les points essentiels. Elle rappelle que les six postes octroyés à l'EPMS en 2001, n'ont pas été renouvelés en 2002. « Ce qui est incompréhensible, souligne l'association. Les explications demandées à ce sujet à la DDASS, sont restées à ce jour sans réponse. » Elle constate la non corrélation entre la mise en place des 35 heures (au 1er janvier 2002) et l'étalement sur trois ans des moyens en personnels. « Ce qui est inadmissible. » L'Afrem demande donc aux autorités de tutelles de tout faire pour prendre en considération, « tout de suite », les besoins en personnel, qui déjà était insuffisant avant la mise en place des 35 heures.

L'association s'indigne également par la carence des autorités quant à la création de places, qu'elle réclame depuis des années, pour les résidents de plus de 20 ans. En application de la loi Creton, ils sont maintenus dans les établissements pour enfants, bloquant ainsi l'entrée des jeunes handicapés. « La création de places et de nouvelles structures, précise l'Afrem, devient impérieuse et d'une urgence criante. »

Si l'association se réjouit du vote de la loi qui met fin à l'arrêt « Perruche », elle aimerait voir les actes succéder « aux bonnes paroles entendues au cours des débats à ce sujet » et rappelle que c'est à la solidarité nationale de prendre en charge les handicapés et de leur assurer un avenir auquel ils ont droit lorsque leurs parents et familles auront disparu.

Les familles des résidents de Mindin restent très mobilisées et en appellent aux autorités de tutelles pour donner aux établissements de Mindin tous les moyens nécessaires pour une prise en charge des pensionnaires dans le respect et la dignité.

L'assemblée générale de l'Afrem est prévue samedi 23 mars dans la salle du Nursing de l'EPMS, à Mindin.