|
Journal Ouest-France du mercredi 27 février 2002
Edition : Nantes vignobles - Rubriques : Saint-Brévin-les-Pins
La situation se dégrade dans les établissements médico-sociaux
Les familles des résidents d'établissements médico-sociaux de
Mindin sont inquiètes pour l'avenir de leurs proches.
Très mobilisées, elles en appellent aux autorités de tutelle pour
donner à ces structures tous les moyens pour une prise en charge
dans le respect et la dignité.
L'Association des familles des résidents des établissements médico-sociaux
de Mindin
(Afrem) dénonce la dégradation de la situation dans les établissements
de Mindin
et tient à souligner ses positions sur les points essentiels.
Elle rappelle que les six postes octroyés à l'EPMS en 2001, n'ont
pas été renouvelés en 2002. « Ce qui est incompréhensible,
souligne l'association. Les explications demandées à ce
sujet à la DDASS, sont restées à ce jour sans réponse. »
Elle constate la non corrélation entre la mise en place des
35 heures (au 1er janvier 2002) et l'étalement
sur trois ans des moyens en personnels. « Ce qui est inadmissible. »
L'Afrem demande donc aux autorités de tutelles de tout faire
pour prendre en considération, « tout de suite »,
les besoins en personnel, qui déjà était insuffisant avant
la mise en place des 35 heures.
L'association s'indigne également par la carence des autorités
quant à la création de places, qu'elle réclame depuis des années,
pour les résidents de plus de 20 ans. En application de la loi
Creton, ils sont maintenus dans les établissements pour enfants,
bloquant ainsi l'entrée des jeunes handicapés. « La création
de places et de nouvelles structures, précise l'Afrem, devient
impérieuse et d'une urgence criante. »
Si l'association se réjouit du vote de la loi qui met fin à l'arrêt
« Perruche », elle aimerait voir les actes succéder
« aux bonnes paroles entendues au cours des débats à ce
sujet » et rappelle que c'est à la solidarité nationale
de prendre en charge les handicapés et de leur assurer un avenir
auquel ils ont droit lorsque leurs parents et familles auront
disparu.
Les familles des résidents de Mindin
restent très mobilisées et en appellent aux autorités de tutelles
pour donner aux établissements de Mindin
tous les moyens nécessaires pour une prise en charge des pensionnaires
dans le respect et la dignité.
L'assemblée générale de l'Afrem est prévue samedi
23 mars dans la salle du Nursing de l'EPMS, à Mindin.
|